Beyrouth, la sobriété impossible d’une ville en crise ? (14'55 min)
Entretien avec Eric Verdeil
Professeur de géographie et d’études urbaines à Sciences Po
Q1 Alors que les crises réduisent la capacité de consommer et imposent des logiques de recyclage, peut-on considérer Beyrouth comme une ville sobre ?
Q2 La mise en place de réseaux décentralisés de production d’électricité à Beyrouth contribue-t-elle à une gestion sobre de la ressource énergie ?
Q3 Comment la guerre affecte-t-elle la gestion des ressources à Beyrouth ?
Biographie
Éric Verdeil est spécialiste de géographie urbaine. Agrégé de géographie (1994), il est diplômé en urbanisme (1995) et docteur en géographie (2002). Il est professeur de géographie et études urbaines à Sciences Po et chercheur au Centre de recherches internationales (CERI-Sciences Po/CNRS).
Ses intérêts de recherche incluent la sociologie et l’histoire de l’urbanisme et les transformations actuelles des politiques de gestion urbaines, notamment les services urbains (eau, électricité, déchets), autour des enjeux d'écologie politique urbaine et de métabolisme. Une grande partie de ses recherches s’est déroulée au Moyen-Orient, et en particulier au Liban, après une thèse sur la reconstruction de Beyrouth, thème qu'il a continué à étudier au gré des catastrophes affectant ce pays.
Il a notamment publié deux éditions successives de l’Atlas du Liban, par l’Institut français du Proche Orient en 2007 et 2016, puis Atlas des mondes urbains (2020) avec l'Atelier cartographique de Sciences Po.







