La Chine de l'ouverture [juillet 1998]

Article
juillet 1998

Sous la pression de Deng Xiaoping, le XIVe Congrès du PCC, en octobre 1992, a mis fin à la campagne des conservateurs de l'orthodoxie maoïste et décidé l'accélération de la politique de réformes et d'ouverture économique, génératrice d'une croissance économique spectaculaire, mais sans lever les ambiguïtés inhérentes au  développement d'une "économie socialiste de marché".

La libéralisation économique allait-elle engendrer la démocratie ? C'est l'objet de débats tant en Chine qu'à l'étranger. L'idée d'un système politique adapté à la Chine, fondé sur des valeurs asiatiques (néo-confucianisme) fait son chemin y compris chez les intellectuels, et dans  l'indétermination actuelle, le nationalisme fait souvent figure d'idéologie de substitution.

La mort de Deng Xiaoping (février 1997) a laissé le pays dans l'euphorie économique mais dans l'incertitude des conséquences sociales de réformes que le nouveau Premier Ministre Zhu Rongji applique avec une vigueur accrue. La fierté du rattachement de Hong Kong, l'idée renouvelée d'une Grande Chine, l'ambition d'accéder au rang de grande puissance sont menacées par des revendications autonomistes, notamment au Xinjiang. "L'après Deng" laisse finalement le sentiment que le pays peut basculer à tout moment dans un sens ou dans un autre.

Cette bibliographie couvre la période qui va du XIVe Congrès du PCC à mai 1998. Elle est centrée sur le contraste entre l'évolution de l'économie et l'absence d'évolution du régime politique ; certaines questions telles que le rattachement de Hong Kong ne sont évoquées que pour mémoire. elle est constituée d'une sélection des documents disponibles à la FNSP.

Dans le cas de numéros spéciaux de revues sur la Chine, nous n'avons retenu que la notice globale et non la notice de chaque article.

Sylvie Postel-Vinay
Marie Odile Robberechts
Florence Scalbert

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