« France ville durable » ou la recherche de la ville durable à la française
France Ville Durable, association qui rassemble des acteurs de l’État, des entreprises, des collectivités et des experts, a été créée en 2019 pour vendre la ville durable made in France à l’international. Qui en sont les promoteurs et comment s’y prennent-ils pour l’exporter ?
Par Marie Piganiol
Université Paris Dauphine-PSL, Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO)
Olivier Bouygues, directeur général délégué de Bouygues, l’une des plus grandes firmes urbaines françaises, présente son projet de construction durable à Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, lors du salon World Efficiency en octobre 2015. Deux mois plus tard, le groupe remporte deux Trophées Solutions Climat lors de la COP21 à Paris. ©Lionel Samain
La France n’est pas une pionnière de la ville durable. Les écoquartiers, en vogue dans la plupart des villes françaises aujourd’hui, ont été lancés des années après la construction des quartiers durables d’Europe du Nord, devenus des modèles urbains à l’international dès le début des années 2000. Ce retard n’a pourtant pas empêché les promoteurs français de la ville durable de tenter de définir un modèle national pouvant être défendu à l’international et exporté dans les pays du Sud. France Ville Durable, association qui rassemble des acteurs de l’État, des entreprises, des collectivités ainsi que des experts, a été créée à cet effet en 2019, dans la lignée d’initiatives destinées à vendre la ville durable made in France à l’international. Pourquoi chercher à définir un modèle français de ville durable ? Qui en sont les promoteurs et comment s’y prennent-ils pour l’exporter ? À quoi ressemble ce modèle, 10 ans après les premières initiatives en la matière ?
Quelle ville durable française à la veille de la COP 21 ?
À la fin des années 2000, la France est en retard en matière de ville durable. Tel est le constat que dressent les acteurs diplomatiques qui participent aux conférences mondiales sur le climat : ils alertent les milieux économiques et politiques de l’avance qu’ont prise les villes et entreprises d’Europe du Nord dans le secteur de l’aménagement durable. Certes, de nombreuses villes françaises ont entrepris la construction d’un écoquartier sur leur territoire et diverses institutions (l’Ademe, le Ministère du Logement et la Région Île-de-France notamment) les y encouragent au travers d’appels à projets. Mais à l’inverse des écoquartiers allemands, suédois, suisses et néerlandais où résident déjà des milliers d’habitants, aucun écoquartier français n’est encore sorti de terre à la fin des années 2000.
Dans les milieux économiques, l’alerte est lancée par Brice Lalonde, ancien écologiste converti à la droite libérale. Ambassadeur climat pour la France1 et proche des patrons français, en particulier du Medef et de l’Association française des entreprises privées (AFEP)2,il appelle les dirigeants des entreprises urbaines (Veolia, GDF-Suez, Bouygues, Egis, Orange, etc.) à se regrouper pour sauvegarder la compétitivité de ces dernières à l’international. En effet, les firmes allemandes et scandinaves, habituées à travailler ensemble dans des consortiums, proposent la construction de quartiers « clés en main » et sont en passe de dominer les marchés mondiaux de la ville durable. Cette menace résonne d’autant plus parmi les entreprises françaises que la réalisation des grands projets urbains français ne leur est plus réservée. Ainsi, à Lyon Confluence, un écoquartier de 150 hectares très en vue, c’est un consortium japonais piloté par Toshiba qui a la charge de l’équipement en réseaux informatiques. Des travaux collectifs menés au sein de l’AFEP donnent lieu à une sorte de manifeste commercial, sollicitant le soutien de l’État français3. Les dirigeants des grands groupes français4 s’adressent directement au Premier ministre de l’époque. Trois préconisations principales se dégagent : (i) généraliser les partenariats publics-privés afin que les entreprises puissent intervenir dès la conception des projets urbains, (ii) mettre en place des « démonstrateurs physiques5 » permettant d’éclairer la supériorité du savoir-faire français et, enfin, (iii) instaurer une stratégie de communication de la ville durable « made in France » vers des « pays cibles » afin de favoriser les exportations françaises.
Dans les milieux de la coopération internationale, deux organismes interpellent eux aussi les gouvernements français. Le premier est l’Agence française de développement (AFD) qui alloue 50% de ses fonds annuels (3,6 milliards d’euros) à son programme « villes durables », destiné à équiper les bidonvilles en infrastructures écologiques dans les pays du Sud. Le second est le Partenariat Français pour les Villes et les Territoires (PFVT), chargé de valoriser les expertises urbaines françaises lors des sommets mondiaux, comme les conférences des parties (COP)6. Ces deux organisations de coopération regrettent que l’inexistence d’une « doctrine française » en matière de ville durable impacte leur capacité à porter la voix de la France (et de ses entreprises) sur ce sujet à l’international7.
Les demandes des milieux économiques et de la coopération sont légitimées avec l’annonce, en 2013, de l’organisation de la COP21 prévue à Paris en 2015. Déterminé à montrer aux délégations du monde entier le savoir-faire français, le gouvernement propose de créer un organisme rassemblant les divers acteurs de la ville durable − représentants des collectivités, de l’État, des entreprises et des organismes de coopération. Il confie à Roland Peylet, conseiller d’État, la mission de préfigurer un Institut de la Ville Durable (IVD), chargé de montrer que « la ville durable devient une réalité en France » et de valoriser « l’offre française à l’exportation »8.
- 1. Nommé « ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique » par Jean-Louis Borloo en 2007, il devient coordinateur des conférences sur le développement durable à l’ONU en 2011.
- 2. Créée en 1982, l’AFEP rassemble les dirigeants d’une centaine de grands groupes français dont la plupart sont des entreprises du CAC 40. Disposant de bureaux à Paris et à Bruxelles, l’AFEP constitue l’un des principaux lobbies économiques auprès du gouvernement national et du Parlement européen.
- 3. AFEP, Lettre au Premier Ministre Jean-Marc Ayrault du 19 avril 2013, « Les acteurs économiques se mobilisent pour organiser une offre française de développement urbain durable », p.2
- 4. Par Alstom, Bouygues, EDF, Egis, Eiffage, GDF Suez, Lafarge, Orange, RATP, Renault, Saint-Gobain, Schneider Electric, SNCF et Veolia.
- 5. Comme au Nouveau Mexique où une ville entière sans habitants, spécifiquement conçue par le Centre for innovation testing and evaluation (CITE), a été créée pour éprouver et évaluer de nouvelles technologies. Sur ce point voir Vincent Béal, « Trendsetting cities : les modèles à l’heure des politiques urbaines néolibérales », Métropolitiques, 30 juin 2014. En ligne : https://metropolitiques.eu/Trendsetting-cities-les-modeles-a-l-heure-de…
- 6. L’AFD est une banque publique française finançant, par des prêts, des projets de développement. Placée sous la tutelle des ministères des Affaires étrangères et de l’Économie, elle s’inscrit dans la politique diplomatique de la France de maintenir sa présence à l’étranger. Le PFVT est un réseau d’une soixantaine d’organismes créé en 2011 par le ministère des Affaires étrangères et par le ministère de l’Environnement et du Logement pour représenter les acteurs urbains français lors des sommets mondiaux.
- 7. C’est par l’intermédiaire de l’AFD que nombre d’entreprises urbaines françaises réalisent des projets à l’étranger, exportent leurs expertises et leurs technologies. Voir le rapport de la Cour des comptes « La place et le rôle de l’Agence française de développement (AFD) dans l’aide publique au développement », 14 octobre 2010. En ligne : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-place-et-le-role-de-lagence-…
- 8. Jean-Marc Ayrault, « Lettre de mission au Conseiller d’État Roland Peylet », 9 janvier 2014.
À la conquête des marchés mondiaux de la ville durable
Si l’annonce de la COP 21 favorise l’émergence d’une politique internationale de la ville durable, des tensions apparaissent rapidement au sein du gouvernement au sujet de l’orientation à lui donner9. D’un côté, la ministre de Logement, Cécile Duflot, demande que l’Institut de la ville durable valorise les réalisations faites par son ministère, notamment son label « ÉcoQuartiers », ainsi que les quartiers durables réalisés sur le sol français. De l’autre, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, réclame davantage de moyens pour le soutien à l’export et souhaite que des démonstrateurs industriels puissent rapidement voir le jour.
Les trois mesures prises à partir de 2013 donnent la priorité aux objectifs industriels. La première est la création d’un réseau destiné à favoriser les exportations des entreprises françaises. Baptisé « Vivapolis », il est assorti d’un logo et d’un slogan – « la créativité française pour la ville » –, traduit en anglais et en chinois. Présenté comme une « marque-ombrelle » qui rassemble les firmes urbaines françaises, le réseau vise à accroître leur visibilité et à exploiter le patrimoine mémoriel associé à l’idée d’un savoir-faire spécifiquement français. La deuxième initiative est la création, en France, de démonstrateurs urbains afin de promouvoir les réalisations concrètes des consortiums d’entreprises françaises. Un appel à projets « démonstrateurs industriels pour la ville durable » est lancé et invite les acteurs locaux et les entreprises urbaines à mettre en avant les innovations de leur projet. La troisième initiative est le lancement de démonstrateurs à l’étranger. Convoitée pour l’ampleur de sa croissance urbaine, la Chine figure au premier rang des pays cibles. En mars 2014, un « écoquartier franco-chinois », soutenu par les ministres du Commerce extérieur français et chinois, est officiellement lancé à Shenyang10. D’autres projets d’« écoquartiers français » à l’étranger sont signés par la suite, comme à Wuhan en Chine, à Campeche au Mexique et à Lusail au Qatar11.
Lorsque l’Institut de la ville durable est officiellement créé en décembre 2015, au lendemain de la COP21, il ne fait pas de doute que son ambition première est l’exportation de la ville durable française. En conseil des ministres, Laurent Fabius et Ségolène Royal, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de l’Environnement, rappellent que « le marché de la ville durable constitue une opportunité économique estimée à 250 milliards d’euros au niveau mondial » et que l’Institut de la ville durable doit devenir un « lieu de partage et de réflexion qui doit aider à renforcer la visibilité de la France sur ce marché »12. Dans les mois qui suivent, l’accent est mis sur les démonstrateurs industriels que l’institut est chargé de valoriser. Les entreprises appellent alors les acteurs publics à lever « les verrous juridiques » − en assouplissant notamment le code des marchés publics − afin de faciliter l’action collective des entreprises auprès des collectivités13.
- 9. Gonguet Jean-Pierre, « Comment l’idée d’une ville durable s’est enlisée », La Tribune, 14 Mars 2014 (consulté le 14/03/2025).
- 10. Ministère du commerce extérieur, communiqué de presse n° 558, 26 mars 2014, « La France et le développement urbain durable en Chine ».
- 11. « La ville durable à la française veut s’exporter », Le Moniteur, n°5749, 31 janvier 2014.
- 12. Conseil des ministres, compte-rendu du 23 décembre 2015, communication « Ville durable ».
- 13. « 16 démonstrateurs pour dessiner la ville durable du futur », Gazette des communes, 31 mars 2016.
La ville durable, pour qui ?
Pendant les années qui suivent la COP21, les mesures en faveur de la promotion de la ville durable sont en réalité dispersées : le réseau Vivapolis et l’Institut de la ville durable mènent leurs actions de façon indépendante. Dans l’espoir d’unir tous les acteurs de la ville durable et de les faire parler d’une même voix, ces deux agences sont fusionnées en 2019 au sein de l’association France Ville Durable (FVD). Patrice Vergriete, maire divers gauche de Dunkerque, ancien socialiste rallié à Emmanuel Macron, en est nommé président en 2020.
Signe d’un oubli de son agenda industriel originel à mesure que le souvenir de la COP21 s’estompe (ou d’un déplacement de cet agenda vers d’autres espaces politiques), France Ville Durable se recentre désormais sur les territoires français et en vient à défendre une vision dite « démocratique » de la durable ville française. L’accent n’est plus mis sur l’exportation de la ville durable, mais sur la généralisation des projets d’écoquartiers en France, en accord avec « les aspirations des citoyens » français. Les démonstrateurs n’ont plus (seulement) vocation à montrer aux villes étrangères la supériorité du savoir-faire français mais, comme l’indique la ministre du Logement Emmanuelle Wargon, « à donner envie [aux Français] d’habiter dans ce type de quartiers14 ».
Le manifeste que publient les membres de France Ville Durable en mai 2021 à la demande de la ministre définit la ville durable française à travers quatre mots d’ordre : la sobriété, la résilience, l’inclusion et la créativité15. Si ces impératifs sont suffisamment vagues pour emporter l’adhésion des représentants de l’État, des collectivités16, des entreprises et des experts de l’association, ils tranchent malgré tout avec les objectifs de compétitivité des gouvernements précédents. Ils s’éloignent également des demandes de dérogation et d’assouplissement des réglementations que formulaient les entreprises françaises. La légitimité du cadre institutionnel est d’ailleurs réaffirmée par Patrice Vergriete, selon qui la ville durable française serait « une ville avec de la régulation publique, des politiques publiques, où le maire a encore un rôle et où tout n'est pas régi par une logique d’offres et de demandes17 ». À distance de deux modèles repoussoirs, d’un côté la ville chinoise « autoritaire », « du contrôle » et, de l’autre, la ville américaine « servicielle » et « libérale » des GAFA, la ville durable française serait ainsi « démocratique », « fondée sur la liberté individuelle et la participation18 ».
Plusieurs raisons expliquent finalement les volontés de créer un modèle de ville durable à la française, à un moment où celle-ci est encore balbutiante : défendre une vision nationale dans les arènes diplomatiques, exporter les services et les technologies des firmes urbaines françaises, encourager les collectivités à lancer des projets d’écoquartiers et inciter leurs habitants à s’y installer. Les modèles français de la ville durable sont pluriels et ont évolué depuis les années 2010 au gré des opportunités et des changements d’agendas politiques. Cette genèse de la ville durable à la française rappelle que la ville sobre n’est pas qu’un idéal écologique ou une réalité urbaine mais aussi un marché à l’international.
- 14. « Ville durable : il est temps de franchir une nouvelle étape », La Gazette des communes, 21 mai 2021.
- 15. https://francevilledurable.fr/lassociation/manifeste/ [consultée le 12 novembre 2024].
- 16. Parmi les collectivités signataires, on peut citer Dunkerque, Bordeaux, Caen, Grenoble, Marseille, Angers et Bayonne.
- 17. « Patrice Vergriete : La ville durable à la française est avant tout démocratique, avec de la régulation publique », La Gazette des communes, 9 mars 2020.
- 18. « La ville durable passe par le respect de l’exigence démocratique, Patrice Vergriete, président de France Ville Durable », Le Moniteur, 15 septembre 2022.
Références bibliographiques
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MIGUET Laurent (propos recueillis par). « La ville durable passe par le respect de l’exigence démocratique, Patrice Vergriete, président de France Ville Durable ». Le Moniteur, 15 septembre 2022. Disponible sur : https://www.lemoniteur.fr/article/la-ville-durable-passe-par-le-respect-de-l-exigence-democratique-patrice-vergriete-president-de-france-ville-durable.2222007 (Consulté le 29-04-2025).
MINISTÈRE DU COMMERCE EXTÉRIEUR. « La France et le développement urbain durable en Chine ». Communiqué de presse n° 558, 26 mars 2014.
Biographie de l'autrice
Marie Piganiol est maîtresse de conférences en sociologie à l’Université Paris Dauphine-PSL et membre de l’Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO). Elle a soutenu une thèse sur les écoquartiers en 2017 et travaille depuis sur la marchandisation du foncier de l’État français.







